À l’ère de l’IA, le floutage ne suffit plus à protéger les sources. Face aux risques de défloutage, des journalistes testent de nouvelles méthodes, allant jusqu’à modifier visages et voix grâce à l’intelligence artificielle.
Protéger ses sources : c’est une des règles majeures des journalistes. Pour cela, plusieurs outils sont utilisés depuis décennies. Maintenir l’anonymat avec de faux noms, ou encore flouter les visages. Mais à l’ère de l’IA, ces solutions sont perturbées. Il est désormais possible pour une IA (payante) de déflouter, et cela en identifiant les indices pour recréer un portrait-robot et reconnaître l’identité de la personne. Les médias doivent désormais s’adapter à cette possibilité, comme le confiait le chef du MediaLab de France Télévisions, Christophe de Vallambras dans une interview donnée à Radio France.
Et pour faire face à ce problème, des journalistes ont eu recours… à l’IA. Fini le floutage, place à la modification de visages, et de voix, grâce à l’IA.
Nous nous sommes prêtés au jeu dans cette vidéo, pour voir si cette technique était une bonne solution, et le résultat a convaincu nos collègues. Qu’en pensez-vous ?
Nine Ciavarini Azzi
| Boîte noire : J’ai d’abord utilisé l’IA pour tenter de déflouter une vidéo. J’ai demandé à Chatgpt quelles IA pouvaient être utiles. Et j’ai testé plusieurs logiciels basés sur l’IA : Kapwing Video Clearer, Vmake AI Video Enhancer et Picwand Video Blur Remover. Aucun n’a réellement été efficace. Les seuls logiciels semblant fonctionner étant peu accessibles au grand public et payants. Ensuite j’ai généré un avatar grâce à l’IA Kling. Pour cela, j’ai réalisé une vidéo de moi. Ensuite j’ai généré une photo sur Gemini, en demandant une image réaliste d’une jeune femme de 25 ans, brune, aux cheveux bouclés et avec des lunettes. J’ai dû remodifier plusieurs fois l’image pour obtenir une photo sans fond. J’ai ensuite déposé la vidéo et l’image générée sur Kling, pour obtenir une vidéo de mon avatar. J’avais également besoin de modifier ma voix, et j’ai eu recours à l’IA Eleven labs, en enregistrant directement ma voix sur le logiciel et en choisissant une voix IA qui me plaisait. Enfin, j’ai utilisé une dernière fois l’IA, ici Chatgpt, pour peaufiner le titre de mon article. |

